La notion de spécisme

La définition de spécisme s’articule autour d’un concept : le véganisme. Mais il ne s’agit pas seulement d’avoir une définition. Il faut aussi la comprendre et l’intégrer autour d’un mode de vie et d’une société avec une éthique et une morale. Donc, qu’est-ce que le spécisme ? Comment considère-t-on les animaux en France ?

Définition de spécisme

Pour une définition claire, nous pouvons commencer par dire que le spécisme est une discrimination basée sur l’espèce. En clair, c’est l’exploitation des animaux par les humains. Le spécisme est combattu par les défenseurs des droits des animaux.
Cette idées ancrée dans le principe du véganisme dont j’en explique les grandes lignes juste ici.

A contrario, l’antispécisme s’engage dans l’intégration des êtres sensibles à la communauté humaine.

De fait, il s’agit d’accorder des droits fondamentaux aux animaux non humains sensibles. Ce courant de pensée encourage à reconsidérer la place de l’homme et du vivant dans le monde. Afin d’en créer une harmonie.

J’espère que je ne vous ai pas perdu jusqu’ici. Et ne vous inquiétez pas, à la fin de cet article vous aurez tout compris. On aborde les exemples concrets un peu plus bas.

Les origines du spécisme

Ce néologisme voit le jour dans les années 70. On voit alors apparaître une analogie avec les courants féminin et humain avec le racisme et le sexisme. Que ce soit pour les femmes, des individus de couleurs ou non, les handicaps ou les animaux : le principe est le même.
Nous mettons en avant une catégorie de personne en la considérant comme supérieure aux autres pour asseoir leur supposée supériorité. Pour le féminisme, nous pourrions parler de l’inégalité des droits ou des salaires.

Mais là, c’est un autre débat.

Revenons à nos moutons (moutons, animaux, spécisme… On reste dans le thème)
Le spécisme dénonce donc une idéologie dominante.
Le psychologue et philosophe britannique Richard Ryder a « créé » le mot “spécisme”, ainsi que sa définition grâce à son ouvrage Animals, men and morals. Qui sera fondateur de la pensée antispéciste.
Peter Singer, philosophe australien, reprend également cette notion cinq années plus tard. À eux deux, ils revoient et développent ce courant de pensée, philosophique et morale.

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Campagne antispéciste de Joaquin Phoenix pour PETA.

La place des animaux en France

Le statut et la place des animaux au sein de notre société française n’a que très récemment évolué.
En effet, avant 2015 les animaux non-humains étaient considérés comme des biens meubles. Grâce à la fondation 30 millions d’amis, ce statut a maintenant considérablement évolué.

Or, après 10 mois de bataille, débats parlementaires et 10 ans de réflexion, l’assemblée nationale vote en lecture définitive le projet de loi concernant la mise à jour du droit et de la considération animale.
Le 28 janvier 2015, l’animal est maintenant reconnu comme un “être vivant doué de sensibilité” dans le nouvel article
515-14 du code civil.

Dorénavant, aux yeux de la loi, la place archaïque de l’animal ne valant pas plus qu’une commode doit être considéré avec toute l’ampleur éthique et morale dont nous sommes capables dans une société au 21ème siècle.

Avant le 28 janvier 2015, les animaux étaient considérés, aux yeux de la loi, comme des biens meubles.

Considération des animaux

Cette morale (ou philosophie) s’exprime en deux temps : un spéciste porte la souffrance animale à un niveau moins important que la souffrance humaine.
Puis, il établit une hiérarchie entre les animaux en les classant dans plusieurs catégories comme :

  • de compagnie ;
  • de cirque ;
  • destinés à être mangés ;
  • nuisibles ;
  • animaux à éradiquer ;
  • de laboratoire ou à expérimentation ;
  • destinés aux loisirs de l’homme (parcs aquatiques, zoos etc.) ;
  • etc.

De cette façon, une personne spéciste se voit offrir des actes différents en fonction de la catégorie plus ou moins importante dans laquelle se trouve l’animal en question.
Elle ne réagira pas de la même manière devant un chaton, un renard ou un cochon. En effet, ces trois animaux font respectivement partis de trois “catégories” :
L’une est un animal domestique et a le droit d’être apprécié et câliné par l’être humain. Le renard lui était, jusqu’à fin mai 2020, considéré comme une espèce nuisible et donc autorisé à être chassé. Quant au cochon, il n’est rien de plus qu’un animal destiné à nourrir un humain. Il ne possède aucune considération.
Ainsi, les exemples sont innombrables : nous admirons la grâce de l’aigle, mais nous détestons les pigeons. Nous estimons les dauphins mais mangeons des sardines.

En résumé

  • le spécime c’est : effectuer une discrimination envers des espèces ;
  • l’antispécisme c’est : considérer un être vivant sensible comme notre égal ;
  • l’origine du spécisme date des années 70 mais reste encore inconnue et floue pour beaucoup ;
  • le véganisme prône par essence l’antispécisme ;

J’espère que cet article vous aidera à comprendre la vision végane. Il n’est pas facile de changer notre vision lorsque cela fait des dizaines d’années que nous croyons en quelque chose.
Prenez le temps…


Je vous dis à très bientôt et merci de m’avoir lue.

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