Quitter son travail : j'ai sauté le pas

« T’es sûre que tu veux partir, quitter ton travail cette année et réaliser ton projet ? C’est pas sérieux de faire ça en ce moment. »

Je vais vous dire un truc : ce n’est jamais le bon moment. 
Des excuses, vous en trouverez toujours. Des personnes qui vous découragent ou vous rabaisse, vous avez juste à scroller votre page Facebook pour en trouver des tonnes.

Cet article, si on peut appeler ça comme ça, récit dirons-nous, n’a pas pour but d’exploser les scores SEO. De remonter en flèche dans les recherches Google. Juste d’informer les curieux, de donner de l’espoir aux personnes qui n’osent pas, d’entamer une réflexion chez les gens qui ont encore peur et qui, avec un peu de chance, s’épanouiront bien mieux par la suite.

Quitter son travail n’est pas donné à tout le monde, je le concède. Avoir un CDI confortable, un travail intéressant dans un service passionnant et surtout riche humainement et des collègues plutôt sympas dans l’ensemble pour faire passer la pilule. Et la finalité : se sentir utile. Oui, contrairement à beaucoup de témoignages, j’avais un travail dit « utile » à la société.
Utile mais tellement ingrat.

Avant, j’étais infirmière.

Je quitte mon travail après la première crise COVID-19

Après avoir encaissé l’arrivée des malades dans un hôpital public. Sans moyens, sans savoir où on va et comment se protéger. Comment rassurer les patients chroniques atteints par des pathologies graves, parfois incurables.
De base, on n’est pas bien riche à l’hôpital public. C’est le royaume de la débrouille et du système D (c’est beau la redondance). Mais alors là, on avait atteint des sommets. Des masques périmés qui sentaient la poussière : ça c’est le souvenir le plus indécent que j’ai de cette crise. « On n’a pas assez de masque, gardez-le 8h plutôt que 4h ça devrait aller« .
Ah d’accord, merci bien.

C’était la goutte d’eau.
Je n’avais pas spécialement envie de rester et encore moins d’exercer en tant qu’infirmière toute ma vie. Les conditions de travail, le patronat qui ne comprend rien à notre travail et nos souffrances physiques et morales. Les accidents de travail à répétition sans aucune prise en charge humaine.
Ce que vous entendez à la télévision au sujet des hôpitaux publics et réel. Voire pire.

De plus, je m’éloignais de mon idéal de vie : écrire, créer et informer.
Pour en savoir davantage à ce sujet rendez-vous sur l’article dans lequel je vous parle en détail de mon parcours.

Hello Tefiti

Avant de quitter mon travail, un projet a commencé à naître : Hello Tefiti.
L’association que nous avons créée avec Pierre par laquelle nous avons décidé de bâtir le projet d’une vie (phrase déjà entendue 500 fois.)
Réaliser notre série documentaire :

S’informer et enquêter sur tous les différents types de pollutions et leurs impacts sur le Vivant.

hello-tefiti-association-logo

Vous avez bien noté : une série documentaire.
De fait, composée donc de trois documentaires :

  • Le premier : Europe. En tournage depuis août 2020, nous réalisons un tour d’Europe (avec un long passage par la Guadeloupe). Pesticides, plastiques, éthique animale et lien de l’être humain à la terre. Ce documentaire va aborder des sujets connus, moins connus et surtout vous en apprendra beaucoup, avec bienveillance et pédagogie grâce au travail en collaboration avec un motion designer.
    Bande-annonce prévue à l’automne 2021 ;
  • Le deuxième : Asie. Grand travail sur les coraux grâce à notre investigation dans le triangle de corail. Là où se trouvent la plus grande biodiversité de coraux, en grand danger… Et sur terre : quel lien existe entre l’animal non-humain et humain ? Comment sont traités les espèces endémiques telles que les éléphants, tigres. Le tourisme fait-il autant de ravages qu’on ne le croît ? J’ai commencé à répondre à cette vaste question dans une vidéo sur la chaîne YouTube.
    Réponse plus large dans ce documentaire, épisode 2 ;
  • Le troisièmePolynésie. Cocorico ! La France est l’un des pays qui « possède » un nombre incroyable de côtes et de récifs… Mais est-ce qu’on en prend vraiment soin ? Pour réaliser ce documentaire, nous comptons nous rendre à destination par bateau. Nous effectuerons des recherches sur les micro-plastiques en mer et… allons rencontrer les plus grands mammifères marins…

Infirmière VS Documentariste & photographe : quel travail valoriser ?

En effet, ces deux travails sont nécessaires à la société.
Le fait de quitter mon travail d’infirmière ne reflétait pas une prise de conscience de ce type : « mon travail ne sert à rien. Je suis au service d’une entreprise polluante de façon délibérée et de lobbyistes« . Je n’avais pas de conflits, et n’étais pas sujette à la dissonance cognitive.
Mon métier d’infirmière je l’aimais beaucoup mais, à l’évidence, ce n’étais pas là-dedans que je m’épanouissais.
J’excelle davantage pour dénoncer des choses, mettre en beauté notre belle planète, comme j’essaye de le faire avec mon travail photographique, pour susciter l’envie de la protéger.

De fait, il ne s’agit pas de comparer l’incomparable mais de savoir où est sa place.
Se lever et poursuivre à l’hôpital m’aurait clairement mené dans le mur : stress, incompréhension des encadrants, plus de travail, plus de patients et de responsabilités pour moins de temps, de moyens et de bras pour faire tout cela.
J’ai préféré dire stop avant qu’il ne soit trop tard.
Désormais, je mets mon énergie au service de la protection de la planète et de tous les êtres vivants qui l’habitent. Je mets mon énergie au service d’entreprise responsables et respectueuses, dans l’espoir de faire bouger les choses.

alizee-m-hellotefiti

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