Récifs coralliens définition, importance et menaces

Les récifs coralliens : définition. Beaucoup d’adjectifs positifs entourent cette définition. Pourtant, l’impact anthropique l’altère et désormais, cette définition qui peut être associée à destruction. Présents dans tous les océans du monde, ils abritent un tiers de la biodiversité marine. Les poissons, crustacés et les êtres humains sont intrinsèquement liés à leurs survies.
En quoi sont-ils importants, qu’est-ce que sont les coraux ? Animaux, plante ou autre ? Et enfin, quelles menaces pèsent sur eux ?
Car comprendre les menaces, c’est pouvoir agir à la source !

Récifs coralliens : introduction à une définition

Comprendre les récifs coralliens dans leurs globalités c’est non seulement connaître une définition et leurs rôles. Mais aussi de les connaître profondément. 

Ainsi, tout au long de l’article vous comprendrez pourquoi ils sont si attachants et primordiaux.
C’est pourquoi, avant de savoir pourquoi ils sont si importants, il est crucial de déterminer ce qu’ils sont, et les rôles qu’ils jouent.

En effet, les coraux sont aujourd’hui grandement menacés en raison des activités anthropiques (tourisme, pêche, pollution, etc.) mais aussi par les catastrophes naturelles.
Le corail, qui semble être une simple pierre insignifiante à première vue, est en réalité un organisme vivant qui contribue à la biodiversité et à la bonne santé de l’environnement marin. Nous en parlerons plus en détail dans les paragraphes suivants.

Et tout d’abord les récifs coralliens : définition ! C’est parti.

Récifs coralliens : définition

Un récif corallien est une structure construite par les coraux. Ils fabriquent un squelette en calcaire dur : la corallite. Cette formation peut amener à la création d’une barrière de corail. Le polype de corail quant à lui, est l’animal qui vit dans la corallite.
Ce petit
animal rond dispose de tentacules tout autour de sa bouche (seul orifice dont il dispose) grâce auxquelles il capture la nourriture.

Par ailleurs, le corail vit en symbiose avec une algue, la zooxanthelle qui, comme une plante terrestre, réalise la photosynthèse grâce à l’énergie du soleil. Cela fournit des nutriments et de l’oxygène au corail en capturant le Co2. C’est également elle qui peut amener la couleur particulière du corail. En échange, l’animal offre d’autres nutriments à l’algue.
C’est cette relation symbiotique qui permet la construction des grosses structures appelées récifs.

Ensemble, les tissus et le squelette est appelé le corallum. Voilà pourquoi on appelle cela une colonie de corail. Car un corail peut abriter plusieurs polypes ! Ainsi lorsque l’on plante un corail, on plante par là même, plusieurs animaux !

Ceci dit, tous les coraux ne sont pas symbiotiques. Certains vivent sans algues dans leurs tissus.

Alors, est-ce plutôt un animal ou un végétal ?

Les coraux : animaux ou végétaux ?

Luigi Ferdinando Marsigli en 1706 part avec une idée en tête : étudier les coraux en mer Méditerranée. De ces recherches près de Marseille et Cassis naît L’Histoire Physique de la mer. Ouvrage dans lequel on retrouve des descriptions très réalistes. Alors, était considéré comme minéral le corail.
En revanche, quelques années plus tard, une pêche lui donne l’occasion d’observer “une floraison”. Dès lors, il affirme voir une “plante pierreuse”. Le corail est donc un végétal !

C’est en 1725 que Jean-André Peyssonnel arrive avec la conviction que corail n’est pas minéral ou végétal. Mais animal. Et qu’ils font d’ailleurs partie intégrante du corail. Dès lors, les coraux sont classés dans la famille des cnidaires. Autrement dit, des animaux urticants.

D’autre part, les coraux, les anémones et les méduses sont de la même famille car constitués de la même manière : avec des polypes. On retrouve également des tentacules urticants : ce qui leur permet de capturer des proies aisément.
En revanche, les coraux se distinguent des anémones de mer par la production d’un squelette minéral.

Le polype est un animal. La zooxathelle, une algue qui permet la photosynthèse. Et le squelette composé de calcaire, un minéral.

Deux grandes familles

Parmi toutes les espèces de coraux existantes, on peut néanmoins distinguer deux familles :

  • les coraux mous : dans cette catégorie on retrouve les gorgones, les plumes de mer ou encore les coraux bleus. Ils sont donc souples d’aspect, sans squelette. Par ailleurs, ils ont huit tentacules. Ils ne participent pas à la construction des récifs mais peuvent y vivre ;
  • les coraux durs : les coraux hermatypiques, aussi appelés coraux bâtisseurs de récifs, en opposition aux coraux mous. Ils ont un exosquelette composé de carbonate de calcium. Enfin, on peut aussi distinguer des espèces emblématiques et donc représentatives : les Acropora ou les coraux corne de cerf, les coraux cerveaux (les grosses boules), les Agaricia aussi appelés les coraux plats et enfin, les hydrozoaires ou coraux de feu.
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En réalité il y a sept individus sur la branche, saurez-vous tous les trouver ? 😀

Deux méthodes de reproduction

  • La reproduction sexuée : peut être interne ou externe. Les œufs fertilisés de manière interne sont couvés par le polype pendant plusieurs jours ou semaines. Une larve est ensuite libérée et viennent se poser sur le fond, sur un substrat pour se développer.
    La reproduction sexuée externe se réalise lorsque des spermatozoïdes et des ovules sont libérés lors d’une ponte massive. Ils se développent dans le courant mais sont sujets aux menaces des prédateurs puisqu’ils constituent une source de nourriture. Une fois l’œuf fécondé, une larve naît et peut à son tour, venir se poser sur un substrat pour se développer.
  • La reproduction asexuée des coraux est là dans un deuxième temps. Il s’agit de transmissions génétiques identiques grâce au bourgeonnement. Le polype parent se divise en deux pour former un nouvel individu. Cette reproduction est possible plusieurs fois et n’empêche pas la reproduction sexuée.
    D’autre part, pour aller dans le détail, la reproduction asexuée se divise elle-même en deux : intra-tentaculaire et extra-tentaculaire.
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Photo libre.

Importances des récifs coralliens

Les récifs coralliens revêtent une importance particulière malgré leur faible présence dans l’immensité de l’océan. Ils représentent moins de 0,015% de l’océan mais jouent un rôle majeur en termes de biodiversité, d’alimentation (des humains et non-humains), de protection contre les marées et intempéries, et enfin ont un rôle dans le tourisme.

Biodiversité

Avec les forêts tropicales, les récifs coralliens font partis des écosystèmes les plus diversifiés mais aussi les plus productifs et protecteurs de la planète.
Ils occupent une surface équivalente à moins de 0,2% de la surface des fonds marins mais abritent environ 100 000 espèces animales et végétales. Dans ce nombre colossal, on dénombre pas moins de 4000 espèces de poissons et 800 sortes de coraux.

De fait, ils abritent, malgré leur petite taille et superficie, 25% de la biodiversité de l’océanLes animaux s’y retrouvent pour se reproduire, se cacher, se mettre à l’abri, se soigner et grandir, se nourrir.

Alimentation

Une pêche rationnelle (en opposition à la surpêche donc, et en opposition également aux moyens de pêche destructeurs comme la pêche à la dynamite ou au chalutage en eaux profondes), c’est vivre avec le récif, prélever que ce qui est utile et ainsi, ne pas entraver la survie même du récif et de ses habitants.
Une pêche rationnelle c’est entre 5 et 15 tonnes de poissons (invertébrés, crustacés et poissons), par kilomètres carrés.

Grâce à ce chiffre, on mesure alors qu’il est largement possible de vivre en harmonie avec le récif et de nourrir un bon nombre de population sans utiliser des méthodes dévastatrices, destructrices comme c’est encore le cas par exemple en Europe avec le chalutage.

Et donc, les récifs ont également une valeur économique cruciale.
Ces écosystèmes permettent aux habitants et habitantes de s’alimenter, de vivre grâce aux revenus de la pêche mais ces récifs ne sont pas seulement nourriciers, ils sont aussi protecteurs.

Protection contre les marrées

Les coraux sont des animaux minuscules mais fascinants qui sont capables de construire des structures de calcaire massives, entre la surface de l’eau jusqu’à plusieurs dizaines de mètres de profondeur ! Ainsi, ils forment une barrière protectrice naturelle qui absorbent l’énergie des vagues, réduisent ou cassent leurs formations. De fait, cela participe à protéger les côtes de l’érosion.

Le problème, c’est que l’élévation du niveau de la mer, le réchauffement de l’océan, l’acidification, le piétinement, etc. impactent directement et de façon souvent mortelle les récifs qui finissent par mourir.
De fait, la barrière protectrice naturelle s’effondre. Les populations et gouvernements doivent et devront donc faire face aux intempéries avec de nouveaux stratagèmes.
Pourtant, il suffirait de rétablir l’ordre dans l’écosystème, de baisser nos émissions de CO2, de ne pas déverser des matières polluantes ou de piétiner ces écosystèmes qui font un travail de protection gratuit.
Au lieu de cela, ce sont des sommes renversantes qui devront être utilisées pour remplacer ces merveilleux écosystèmes.


En effet, selon un article du journal Le Monde
de mars 2020 : Le patrimoine des récifs coralliens n’est pas seulement écologique. “Les dernières estimations suggèrent que les récifs fournissent plus de 375$ milliards de bien et de services à l’humanité”. Tout ça grâce à la pêche, la protection des côtes dont on parle dans ce paragraphe, la culture et le tourisme.

Aussi, ce sont plus de 500 millions de gens qui sont liés étroitement à la survie des récifs. 

Récifs coralliens : les menaces

Bon nombre d’actions et d’éléments impactent directement les récifs coralliens.
Et c’est souvent lié à l’activité humaine.
Le déversement d’eaux usées ou de produits chimiques, des activités nautiques nocives, les crèmes solaires, le dérèglement climatique qui induit l’élévation du niveau de la mer et le réchauffement climatique, etc.

Je présenterai ces joyeusetés dans un prochain article court dans quelques semaines.
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Récifs coralliens : ce qu'il faut retenir

Nous avons vu dans cet article une définition des récifs coralliens. Il est très difficile d’établir une brève définition sur ces animaux tant ils sont singuliers et fascinants.
Cependant, si vous aviez seulement quelques notions à retenir, il s’agirait de celles-ci :

  • les coraux sont des animaux qui vivent en symbiose avec une algue : la zooxanthelle ;
  • ils fabriquent une structure calcaire, parfois massive, qui sera leur squelette ;
  • il existe deux grandes familles : les coraux durs et les coraux mous ;
  • ils abritent 25% de la biodiversité marine mais ne recouvre qu’à peine 0,2% des fonds marins ;
  • près de 95% des coraux sont menacés de manière définitive d’ici quelques décennies.

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