Tuto pour réaliser de belles photographies sous-marines

Si j’avais pu avoir un tutoriel avec ces 4 astuces dès le début pour réaliser mes photos sous-marines, j’aurais gagné un temps précieux ! Entre les réglages, les bonnes heures et surtout choisir le bon matériel, voici un tutoriel dans lequel je vous livre tous mes secrets pour vous dire comment je réalise mes photographies sous l’eau !

1) Choisir le bon matériel

Je commencerai ce tutoriel en vous disant une chose bateau mais nécessaire.
De toutes ces années de pratique, la première chose que je puisse vous conseiller est de ne
pas vous lancer sans avoir réfléchi un minimum avant. Car le matériel reste un investissement financier. Dans un premier temps, apprenez à utiliser l’appareil photo ou la Gopro etc. que vous avez. Oui vous allez galérer pour créer des photographies, oui ce sera frustrant.
Quand on a peu de moyens, c’est à ce moment que l’on sort de sa zone de confort et qu’on essaye par tous les moyens de réussir. Et on ressort avec un peu de fierté, tout de même ! Donc avant d’acheter un matériel spécifique et cher qui plus est, commencez basique !

Débuter en photo aquatique : la matériel de base

La première chose à savoir, c’est que nous avons commencé en 2017, en Thaïlande avec une Gopro et SANS caisson.
Oui, c’était très difficile mais on l’a fait. On a pris notre mal en patience et on a essayé, recommencé et encore recommencé jusqu’à obtenir un résultat. Pas le meilleur mais avions réussi avec peu ! Nous avons continué ainsi pendant deux ans puis nous avons eu un
dôme pour GoPro.

Et c’est seulement en août 2020 que nous avons eu un caisson étanche pour notre appareil photo.
Donc pour le matériel de base et vraiment débuter avec une première approche de la photographie sous-marine :

  • une gopro ;
  • un dôme adapté à la gopro.

Quand vous êtes sûrs de vouloir aller plus loin et que cette pratique vous plaît, vous pouvez maintenant déterminer quel(s) objectif(s) et appareil photo vous voulez utiliser :

  • choisir son appareil photo ;
  • choisir son objectif ;
  • choisir son caisson étanche.

Choisir son caisson étanche

Malheureusement les caissons étanches coûtent très très chers. C’est pourquoi nous n’avons investi qu’en août 2020.
Et, non seulement il faut un caisson, mais il faut aussi l’appareil photo qui va avec. Qui lui aussi, coûte cher.
Mais comme vous avez pu le voir, cela fait 3 ans et demi qu’on pratique la photo aquatique, qu’on apprend, qu’on teste. Et en faisant, nous avons ciblé quel(s) type(s) de photographies sous-marines en particulier on voulait faire.

De plus, en pratiquant, vous réaliserez « j’aimerais faire plus de grand angle« , « non moi ce que j’aime ce sont les plans serrés« , « je préfère photographier de près et donc faire de la macro« . Ces éléments détermineront le type d’appareil dont vous avez besoin et surtout… Le type d’objectifs. Et cela n’est pas négligeable car votre caisson étanche sera adapté à votre appareil photo.
Et pas l’inverse.

Si vous vous plantez dans le choix de votre appareil et, ou de votre objectif vous devrez racheter un caisson. Financièrement, ça vous coûtera très cher. Car chaque caisson est spécifique à un appareil photo. D’où l’importance de savoir ce que l’on veut vraiment.

Ce tutoriel n’est pas là pour vous pousser à acheter un caisson étanche ou à investir mais plutôt à vous inviter dans une démarche de réflexion pour éviter de vous précipiter et de regretter.

En ce qui concerne l’achat du caisson étanche, nous avons choisi de faire confiance à la marque SeaFrog. Et pas à Aquatech ou Nauticam contrairement à la plupart des photographes… Pas parce que c’est moins bien ! (Un peu quand même, faut bien justifier cet écart de prix). C’est pour nous, une question de prix. SeaFrog est bien moins cher que ses concurrents.

Au final, on a réalisé une bonne dizaine de plongées et cinq shootings avec et il ne nous a jamais déçu pour autant.
Certes il est très perfectible : l’ergonomie n’est pas top. Les finitions ne sont pas incroyables (merci le full-plastic).

Cependant, les petits trucs en plus pour cette marque sont :

  • le bouton ON/OFF pas toujours présent chez Aquatech ;
  • une alarme en cas de fuite dans le caisson.

Par contre le caisson flotte, donc à manipuler sous l’eau c’est très difficile. Il vous faudra investir dans un bouton de décompression à rajouter par la suite au caisson (ce n’est pas compris dedans à la base. C’est le bémol de ce modèle).
Mais nous, on a opté pour l’option lestage. On leste notre caisson avec un poids en plomb.

D’autre part, j’ai créé une page sur le blog afin de détailler tout notre matériel pour que vous ayez une idée de notre matériel si cela peut vous aider.

2) Choisir les bonnes heures pour shooter

Et une fois que vous avez investi et que vous maitrisez la bête, il faut bien viser la lumière pour obtenir une belle photographie ! Le secret d’une photo réussie, c’est souvent la lumière (et l’émotion évidemment).

Pour continuer ce tutoriel, je vous conseille donc ces heures-ci pour obtenir les meilleures lumières :

  • l’heure du midi. Quand le soleil est au zénith ;
  • le soir, lors du coucher de soleil.


Je m’explique pour ces horaires :
Le soir quand le soleil va se coucher pour avoir des rayons orangés et des mi-air mi-eau avec des couleurs chaudes. Vous ne pourrez pas shooter totalement sous l’eau car il n’y aura plus assez de lumière.
De fait, ces heures-ci sont à privilégier pour des mi-air mi-eau ou des sessions surf etc. Pas d’immersion totale. (Sauf si vous avez des lumières, mais si vous en êtes là, c’est que vous n’avez sûrement pas besoin de mes conseils !)


Si vous n’avez pas de lumières et que vous voulez shooter directement sous l’eau, choisissez l’heure du midi pour que les rayons du soleil frappent l’océan et offrent des rayons sous l’eau. Et surtout, ça illumine le sujet.
En photographie classique (sur terre) on fuit en général les heures du midi. Mais en photo sous l’eau c’est différent.
Faites-moi confiance, allez-y à ces heures-là.
Pour réussir à trouver les bonnes heures, je vous renvoie vers cet article dans lequel je parle des meilleures applications pour faire des photos.

Sirène : Chiara Barrasso, que vous pouvez retrouver sur Instagram.

3) Éviter la buée

Comment éviter cette buée qui va littéralement gâcher tes photos ? S’il y a bien une astuce que je suis heureuse de connaître, c’est celle-ci. 

Utiliser un (minuscule) sachet de riz que l’on place dans son caisson étanche pour absorber l’humidité.
Soit on utilise un sachet anti-humidité. Vous voyez les petits sachets pleins de billes qui se trouvent dans les boîtes à chaussures ? C’est ceux-là.

NB : il faut bien coincer ce sachet sinon il va se balader dans le caisson et se retrouver devant l’objectif….😅 (histoire vécue).

4) Se former à l’apnée et bien régler son appareil photo

Cet article tutoriel est déjà bien long !
C’est pourquoi je consacre deux articles pour ces questions bien spécifiques.
Néanmoins, s
i vous voulez aller plus loin dans votre pratique de la photographie sous-marine, il vous faudra dans un premier temps, bien régler votre appareil photo. C’est plus pratique ! Car sous l’eau, une fois le caisson fermé, si votre appareil photo n’a pas les bons réglages c’est un peu fichu et vous n’aurez pas franchement le temps ni la possibilité (selon le caisson) de re régler sous l’eau.
J’en parle spécifiquement dans cet article-ci.

D’autre part, quand vous aurez bien avancé, ou pas ! Vous pouvez penser à vous former à l’apnée.
En effet, selon vos souhaits de vos photographies, s’il s’agit de photographies artistiques ou animalières vous verrez avec le temps qu’avoir des bases d’apnée vous seront bien utiles. De plus, certains animaux (beaucoup même), se laissent davantage approcher lorsque nous sommes en apnée. Ils ont moins peur du bruit causé par les bulles des plongeurs en bouteille.
De fait, pour étayer davantage de tutoriel, pour en savoir un peu plus j’en parle juste ici !

photographie-sous-marine-astuce-tutoriel

Pour conclure :

Pour réaliser des photos sous-marines, vous l’avez vu dans ce tutoriel, pas besoin de gros matériel au démarrage. Il faut déjà s’entraîner avec un matériel plus léger et surtout moins cher pour savoir si l’exercice nous plaît réellement.
Donc pour résumer :

  • pas besoin d’acheter un dôme et un caisson étanche pour votre appareil photo dès le début. Une Gopro et un dôme à GoPro suffisent pour commencer (nous on a même commencé sans dôme) ;
  • Si vous choisissez d’investir, réfléchissez en amont à quel(s) objectif(s) et appareil photo vous souhaitez pour quelle(s) photo(s) souhaitées ;
  • choisissez l’heure du midi pour shooter ou alors le coucher de soleil, selon le rendu que vous voulez ;
  • Intéressez-vous aux réglages (ISO, vitesse et ouverture) et à la pratique de l’apnée dont je parle dans deux articles dédiés.


J’espère que cet article vous aidera à réaliser de jolies photos sous-marines ! Dites-moi en commentaires si ça vous a donné envie d’essayer ou si vous êtes déjà adeptes !

À très vite.

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